Déluge

De jour en jour, nous sommes devenus plus aquatiques. Nos épidermes, qu’ils fussent rugueux ou veloutés, diaphanes, basanés, plissés ou lisses ne se sont plus sentis outragés par les dégoulinades répétées. Ils se sont résignés, dans l’acceptation de cette nouvelle configuration de la nature et des éléments. L’eau s’est presque substituée à l’air, vaporisant les trois temps de nos vies, passé-présent-futur.

Extrait de « Fukushima après la pluie » de Philipp Larsen

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *