Kafka sur le rivage

J’ai adoré Kafka sur le rivage parce qu’il réunit tout ce que j’aime chez un auteur : une écriture poétique, un récit qui oscille en permanence entre le rêve et la réalité, et des personnages profondément attachants. En lisant ce Murakami, j’ai eu l’impression de marcher sur une ligne fragile où le réel se fissure sans jamais disparaître complètement.
L’alternance entre Kafka Tamura et Nakata m’a particulièrement marquée. Kafka incarne une quête identitaire pleine de doutes et de peurs, tandis que Nakata, avec sa simplicité et son innocence, apporte une humanité bouleversante. Même dans l’étrangeté la plus totale — chats qui parlent, événements inexplicables — tout reste étrangement cohérent et chargé de sens.
Ce roman ne cherche pas à donner des réponses claires, et c’est précisément ce qui m’a plu. Kafka sur le rivage se vit comme un rêve : on n’en comprend pas tous les symboles, mais certaines images restent longtemps en tête, laissant une impression durable et troublante.
