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ONIRIK

ONIRIK

En décembre 2024, sortie mon nouveau livre « ONIRIK ». Je suis bien embarrassé pour le décrire car il est en réalité protéiforme, une sorte de petit labyrinthe de l’écrit et de l’image. Une incitation au rêve avec des textes décalés, poétiques et une pincée d’humour (enfin, c’est ce que je crois, à vous de ma dire). Et puis, une cinquantaine de photos qui ont été chaque fois un moment d’émotion.
Vous pouvez le découvrir en le feuilletant sur Calameo ou sur la librairie en ligne de Unayok editions 

Blue itinérances

— Prends moi dans tes bras
— …
Elle avait posé la tête sur son épaule et avait senti son corps se raidir.
— Fais-moi un câlin, insista-t-elle
— Tu sais bien que je ne peux pas. J’ai consommé tout mon crédit d’amour. Je risque gros. Le mois prochain ?
Elle ne répondit pas et installa un masque triste sur son visage. Celui avec les petits plis aux coins des yeux et les lèvres resserrées vers l’avant pour mâcher la tristesse.
Elle n’acceptait plus ces quotas d’amour qui tuaient la spontanéité, les règles morales, les dix Principes. Elle voulait vivre pleinement, selon son cœur, ses émotions.
Assis sur un banc à quelques mètres d’eux, le musicien prit sa trompette d’une main. Il envoya quelques notes rauques du bout des lèvres, sorte de courte plainte en préambule, avant de se lancer dans le vide. Puis il gonfla les joues et inonda le square de sons chauds, gourmands, sensuels.

Vous pouvez le découvrir sur la librairie en ligne de Unayok editions 

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Fukushima, après la pluie

La montagne de mer a roulé la montagne de terre. Le haut est devenu le bas. Dans la rue large et joyeuse s’est engouffrée la langue aqueuse, gourmande, avalant des cyclistes, des vitrines, des petites vieilles en kimono, des chiens au poil jaune, des rappeurs, des livreurs, des violoncellistes, des prostitués androgynes.
Plus loin, la montagne molle et grondante a avalé l’usine tel un caméléon gobe une mouche insouciante. La mer a ceint le combustible de chevelures gluantes, disséminé des hippocampes, des anémones dans les piscines mortelles déclenchant des panaches de vapeur. De joyeux geysers en brouillard de mort.
La mer, ensuite, est partie, aspirée par l’horizon, laissant le silence et la désolation se poser comme un voile pudique sur la terre violée.

C’est d’un voyage dont il s’agit. Dans les rêves, les fantasmes, dans les plaines de l’Oural, en Norvège, sur les bords du Mékong. Philipp Larsen nous fait parcourir le temps, l’espace, et inspecte les recoins de l’âme humaine. » Entre réel et imaginaire, l’émotion est toujours là, à fleur de phrase, au détour d’une ponctuation, d’une image évocatrice. Une écriture à la confluence de nos plaisirs, de nos peurs, de nos interrogations, de la beauté et de la sensualité.

Vous pouvez le découvrir en le feuilletant sur Calameo ou sur la librairie en ligne de Unayok editions