Zona frigida

Roman de Anne B. Ragde
Traduit du norvégien
Bea, dessinatrice pour la presse, embarque pour une semaine de vacances sur une croisière arctique vers le Spitzberg, pays des ours blancs, des morses et des paysages grandioses.
Dans les premiers chapitres son personnage ne m’est pas apparu comme sympathique. Une femme alcoolique et cynique. Petit à petit on comprend qu’elle a choisi cette croisière pour une raison bien précise et que son objectif n’est pas que d’admirer la banquise et la faune.
Une douzaine de passagers partagent le navire qui évolue à des latitudes où le soleil ne se couche jamais à cette saison. Au fil des pages j’ai fini par m’attacher à cette femme qui, on le comprend, traîne un traumatisme ancien et révèle sa fragilité. L’ambiance sur le navire, qui évolue dans le froid, est formidablement rendue. Les clients, jour après jour, forment, avec l’équipage un groupe humain attachant qui apprend à se connaitre. La tragédie se dessine et Bea apparaît dans sa fragilité. Un livre qui peut être assimilé à un roman noir mais dans la lumière du Grand Nord si particulière. L’écologie, la résilience, l’amour sont des thèmes présents à fleur de pages avec subtilité.
Un roman qu’il est urgent de lire, équipé d’une doudoune et de moufles chaudes.
