Renoncer

On ne retient pas le grand fleuve.

Un jour, il faut laisser le barrage, patiemment érigé, se déliter et être emporté par le courant puissant, libérant ainsi le lac prétendument paisible de nos habitudes, de nos certitudes. Qu’il emporte avec lui des lambeaux d’émotions, d’espoirs. Ne plus retenir les pierres qui roulent vers un nouveau dessein. Regarder les larmes tomber dans la masse aqueuse pour y trouver leur anonymat.

Renoncer, non pas comme une défaite, mais comme une acceptation de l’impermanence des choses.

Spectateur de mes mémoires dérivantes ; sous mon Pont Mirabeau, la joie viendra après la peine.

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